L'œuf est consommé toute l'année et son prix est local. Mais la marge d'une ferme de pondeuses dépend presque entièrement du prix de l'aliment. Voici les chiffres d'un projet de 1 000 poules près de Rufisque, tirés d'un business plan complet. Les prix, la ponte et les coûts sont des hypothèses, à valider avec des éleveurs voisins et des revendeurs.
L'investissement est de 9,46 millions de FCFA :
Acheter des poulettes plutôt que des poussins évite 20 semaines d'élevage sans recette. Le financement prévu : 30 % d'apport (2,84 millions) et un prêt de 6,62 millions à 9 % sur 10 ans, à confirmer avec la banque.
Avec un taux de ponte moyen de 80 %, 1 000 poules donnent 800 œufs par jour, soit environ 27 plateaux de 30. Cela fait près de 10 000 plateaux par an. Le plateau est compté à 2 700 FCFA, soit 90 FCFA l'œuf, sous le prix de détail relevé de 100 FCFA, parce que la vente se fait en gros. Les recettes vont de 24 à 30,6 millions de FCFA par an, dont plus de 90 % viennent des œufs. Le reste vient de la vente des poules de réforme.
L'aliment consomme 840 sacs de 50 kg par an, à 19 000 FCFA le sac, soit environ 16 millions de FCFA par an. Les sources consultées donnent une fourchette de 15 000 à plus de 22 000 FCFA le sac. Chaque hausse de 1 000 FCFA du sac coûte 0,84 million par an. Avec un sac à 22 000 FCFA, la marge brute passe de 26 % à environ 16 % et la valeur actuelle nette devient négative.
Le bénéfice net est proche de zéro la première année, puis d'environ 1,3 à 1,4 million par an. Sur 5 ans, le taux de rentabilité interne (TRI) est de 25 %, la valeur actuelle nette (VAN) de 3,3 millions de FCFA, et le capital est récupéré en 3,3 ans. La marge d'erreur est faible.
Le business plan PowerPoint détaille la filière, la santé du troupeau, l'organisation, les garanties et les stress tests. La matrice Excel vous laisse changer le prix du sac d'aliment, le taux de ponte, le prix du plateau ou le prêt : tout se recalcule.
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